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Etienne Champion

Sculpteur de masques

Depuis 1982, date de son premier stage avec Stefano Perrocco, Etienne Champion sculpte des masques. Il se forme d’abord sur scène à l’occasion de stages avec Carlo Boso, Philippe Hottier, Mas Soegeng, tout en se consacrant à la fabrication de masques et, à partir de 1987 à la sculpture de masques en bois. Il a, à ce jour, réalisé des masques pour plus d'une soixantaine de spectacles.

 

L’originalité de ses masques ainsi que son travail en lien avec les acteurs fait de lui le collaborateur privilégié de Mario Gonzalez pour lequel il crée des masques dans le cadre des ateliers de troisième année du C.N.S.A.D. mais aussi pour La trilogie des savants fous, Scapin, Dom Juan, Tartuffe, Lady Pygmalion, George Dandin. C’est d’ailleurs avec Mario qu’il crée, en 1987, une forme de masque neutre qui sert encore actuellement à l’enseignement au Conservatoire de Paris.

 

Pour approfondir sa compréhension du masque et du jeu masqué il remonte à intervalles réguliers sur scène et c’est ainsi qu’il joue dans Les Caractères en 1994, les gueules de bois en 1999, Envie de familles en 2001 et enfin dans George Dandin en 2007. En 2011 il conçoit et met en scène Boire & déboire.

 

Il voyage beaucoup à l’étranger et particulièrement en Suède où il fut pendant six ans artiste associé au Teater Halland à Varberg. Il collabore également avec les Bricklayers de Chicago et a participé en 2012 à deux créations en Chine, l’une avec l’Académie de théâtre de Shanghaï, l’autre pour le ballet de la province du Hubei à Wuhan.

 

Il est intervenant régulier, avec Mariana Araoz et Christophe Patty au sein de « collectif masque » et a été, de 2007 à 2012, secrétaire des « Créateurs de masques », association regroupant une trentaine de créateurs de masques résidant en France.

 

Par ailleurs il enseigne au travers de stage collectifs ou individuellement à son atelier.

 

Son approche du masque passe par une proximité avec l’interprète. La forme est créée en tenant compte de son porteur autant d’un point de vue anatomique que d’un point de vue dynamique. L’énergie de l’acteur induit, module le caractère du masque.

 

Après une courte approche (de 1982 à 1987) des masques traditionnels dits de la commedia dell’arte et du travail du cuir il s’oriente vers une esthétique où les masques sont tirés de typologies contemporaines et où un matériau traditionnel, le bois, donne une modernité à un art habituellement marqué par un certain classicisme dans le théâtre occidental.

 

Il se reconnaît des influences de la sculpture africaine, japonaise ou chinoise ou encore cubiste. Denis Monfleur, Nicolas Alquin, Ossip Zadkine, Enku, Ligier-Richier sont les références auxquelles il se reporte régulièrement pour ce qui est de la forme, Bram van Velde, Chaïm Soutine, les fauvistes et les expressionnistes allemands pour ce qui est de la couleur, Goya, Rembrandt et Tomi Ungerer pour la façon de porter un regard sur ses contemporains.

En 2013, il reprends un travail de recherche en sculpture qui prend de plus en plus d'importance dans son emploi du temps sans toutefois abandonner la création des masques. Ses matériaux sont la terre, le métal et la pierre. Il a, depuis participé à trois expositions collectives, et deux expositions monographiques.

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